6 anecdotes sur les Catacombes de Paris

Anciennes carrières souterraines situées dans le 14ème arrondissement de Paris, les catacombes sont reliées entre elles par de nombreuses galeries. Plus de 300 kilomètres de galeries s’étalent sous Paris intra-muros, mais seulement 1,7 km sont visitables. C’est un gigantesque réseau labyrinthique qui se situe essentiellement sous la rive gauche, mais déborde un peu sous la rive droite. Ces lieux sont visités clandestinement jour et nuits par des cataphiles en quête de fantasmes, mystères et fascinations jubilatoires.


Lorsqu’à l’époque ces carrières étaient en service, on extrayait de la pierre à bâtir qui a servi à la construction de nombreux bâtiments de Paris. C’est en fin de XVIIIème siècle, lorsque les cimetières de Paris furent plein que l’on utilisa ces lieux pour y déposer les ossements humains. Nous vous proposons 6 anecdotes sur les Catacombes de Paris.




Les crânes de chats

Emile Gérards écrivit en 1896 sur une découverte étonnante : il est retrouvé à cette époque des centaines de crânes de chats dans les carrières souterraines proches du théâtre de l’Odéon. On réalise après quelques recherches qu’il existe un puits reliant les catacombes à la cour d’un restaurant, réputé pour ses gibelottes de lapin. On imagine alors que le chat remplaçait copieusement le lapin dans les assiettes des clients : On dit que la viande de chat a un goût proche de celui du lapin !



La salle de cinéma

Il est découvert en 2004, à 18 mètres sous terre, une salle de cinéma clandestine de 400 m2 qui se trouve sous le Trocadéro. On y avait également une salle de restaurant psychédélique. Un certain nombre d’habitués organisait des projections privées au sein des catacombes interdites de Paris. L’un des habitués, Lazar Kunstmann, raconte dans son livre « La culture en clandestins » l’histoire de cette période.


La salle Z

Un ancien abri souterrain, situé sous le quartier du Val de Grâce, est surnommé la salle Z. Cet endroit a longtemps été le lieu de fêtes souterraines et clandestines dans les années 80. Pourvu d’une hauteur de plafond de plus de 4 mètres par endroits et de vastes voûtes soutenues par des piliers massifs, ce lieu a longtemps été prisé par les cataphiles. Il a été progressivement abandonné car il est devenu difficile d’accès depuis des travaux qui en empêchent l’accès.


La Plage

C’est une ancienne brasserie dans les sous-sols du 14ème arrondissement. Certaines zones des catacombes étaient utilisées comme des espaces de production comme le prouve les traces de chaux ou de peinture noire que l’on peut voir encore aujourd’hui. La brasserie de l’Espérance a fermé ses portes en 1970 et on y a injecté de grandes quantités de sable. D’où le nom de plage, car le sol y est recouvert de sable à cet endroit.


Le premier cataphile : Philibert Aspairt

Il était le portier du Val de Grâce (hôpital d’instruction des armées). Il se serait aventuré en quête de découverte dans les catacombes en empruntant un escalier qui se trouvait dans la cour du couvent. Ce n’est que 11 ans après cette aventure, que le corps d’Aspairt est découvert et identifié par le trousseau de clés qu’il portait à la ceinture. Une stèle est aujourd’hui installée à l’endroit ou il fut retrouvé. Ceci reste une des plus anciennes histoires parmi nos 6 anecdotes sur les Catacombes dans les catacombes parisiennes.


3 bunkers : l’un allemand, l’autre résistant et le dernier collaborateur

Sur les plans des sous-sols, on peut retrouver 3 abris. Un premier Allemand sous le lycée Montaigne, un second résistant appelé « Rol-Tanguy » et un dernier collaborateur dit « Laval ». Aujourd’hui, il est possible facilement de circuler entre ces 3 structures, ce qui n’était pas le cas à l’époque et ils n’ont pas fonctionné aux mêmes périodes.


Se promener dans les catacombes interdites de Paris n’est pas sans risque. Régulièrement des personnes se perdent et sont retrouvées plusieurs jours après. Les accidents y sont plus fréquents que l’on voudrait nous faire croire et aucun téléphone ne passe à 20 mètres de profondeur… De plus tous les cataphiles ne sont pas des personnes toujours bienveillantes et il est facile de se faire dépouiller dans les entrailles de Paris. Ces 6 anecdotes sur les catacombes parisiennes, ne représentent qu’une infime partie de tout ce qui s’est passé dans ces entrailles. Cependant elles restent toujours à l’origine de mystères et de fantasmes très attractifs.


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